A la source...

Le G.I.E.C. a 20 ans...

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jeudi 3 avril 2008, par veille


"Quand je veux enterrer un problème, je crée une commission" disait Clemenceau…. Je ne crois pas aujourd’hui qu’il se trouverait une personne sensée et informée, pour vouloir jouer les Mister Magoo, en fermant les yeux sur les conséquences de l’évolution climatique et notamment sur les effets des gaz à effet de serre.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) ont créé, en 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC ou IPCC en anglais), dont peuvent faire partie tous les membres de l’ONU et de l’OMM.

« Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui sont nécessaires pour mieux appréhender les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation ». Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur est largement reconnue.----- L’une des principales activités du GIEC consiste à procéder, à intervalles réguliers, à une évaluation de l’état des connaissances relatives au changement climatique. Le GIEC élabore aussi des rapports spéciaux et des documents techniques sur des sujets qui nécessitent des informations et des avis scientifiques indépendants.

La qualité et le sérieux du travail du GIEC (ippc.ch), effectué dans la plus grande transparence , ne peut et ne doit pas être remis en cause explique dans un article consacré à ce groupe d‘experts, Jean Marc Jancovici (manicore.com - janvier 2006). S’exprimer sur ces rapports en ayant partiellement pris connaissance de leur contenu ou en défendant thèses radicales ou intérêts partisans, ne relève pas d’un comportement adulte et citoyen.

Le GIEC a le mérite d’exister et de mettre à la disposition de tous un flot d’informations, collectée en 20 ans d’existence, indispensables à la compréhension du défi climatique…Ignorer cet outil tiendrait de l’inconscience ; nous le devons à nos enfants… Allons nous abreuver directement à la source… Il y va de notre santé

E.T.