Dépenses de l’Etat

Les Ecos-sceptiques

  • noter cet article

mercredi 9 avril 2008, par veille


Les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy ce vendredi visent à réduire de 7 milliards d’euros les dépenses de l’État à l’horizon 2011.

Interrogés par Reuters ( http://today.reuters.fr/News/ ), trois économistes, Alexander Law, Philippe Waechter, et Marc Touati corrigent sans indulgence, la copie du gouvernement jugeant les mesures insuffisantes pour obtenir l’objectif d’un équilibre en 2012. Leurs analyses se recoupent et peuvent se résumer comme suit :

- avec une croissance de seulement 1,4%, le déficit public va déjà atteindre 3% du PIB, on évoque plutôt 3,1%-3,2%, ce qui serait en contradiction flagrante avec ce qui est prévu par Maastricht."

- la dépense publique, et notamment la dérive continue des comptes sociaux, doit être massivement réduite c’est-à-dire de 54% du PIB actuellement à 50%"…."Cela représente un effort d’environ 70 milliards d’euros, avec les 7 milliards annoncés, nous sommes très loin du compte."


- la réforme du marché du travail et la relance de l’économie passent par un accroissement de la concurrence et une réduction des distorsions sur l’ensemble des marchés, c’est un chantier qui n’en est qu’à ses balbutiements". Les réformes structurelles doivent s’accélérer.

Les économistes, d’Europe ou d’outre atlantique ne font plus mystère de leurs inquiétudes, de voir la récession actuellement en gestation aux USA venir s’étendre à la zone euro. Ils insistent régulièrement sur le manque de réactivité des leaders et notamment des dirigeants des Banques Centrales…

Le 19 mars 2008 , Marc Touati avait accordé un interview au site Boursier.Com ( http://www.boursier.com/ ) dans lequel il stigmatisait les erreurs de Jean Claude Trichet, le Président de la Banque Centrale Européenne .

« En ne baissant pas ses taux directeurs la Banque Centrale Européenne provoque une flambée de l’euro… La politique de la BCE est donc non seulement inefficace mais aussi contre-productive et dangereuse…Si sa stratégie était la bonne l’inflation aurait baissé…La BCE lutte contre une hausse des prix liée à des facteurs exogènes à commencer par la flambée des matières premières. La Hausse des prix n’est en rien liée à la demande. On risque de se diriger vers une situation de stagflation en Europe, c’est-à-dire une conjoncture en panne de croissance avec de l’inflation…à mon avis la France verra son PIB augmenter au mieux de 1,4% »

E.T.