Médicaments

Un gros cachet à la clef...

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mercredi 9 avril 2008, par veille


En ce début de mois, le médicament fait l’objet d’un traitement de faveur sur la scène des media.

Côté cour, où plutôt gouvernement, le ministre du Budget Éric Woerth a indiqué, le 7 avril, sur Europe 1 qu’il attendait de la Sécurité sociale un effort de l’ordre de 5 milliards d’euros et qu’il faudrait notamment faire des économies sur le médicament, la gestion du système et la manière de rembourser.

Côté jardin, les hypermarchés semblent déjà se placer en ordre de bataille, pour pouvoir jouer la carte pharmaceutique.

Leclerc a lancé une campagne médiatique aussi forte qu‘un antibiotique, pour obtenir l’autorisation de vendre des médicaments non remboursés dans son réseau de parapharmacies, non sans promettre de faire baisser les prix de 25%. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir le président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens, Jean Parrot. ( http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=469434&xtor=RSS-96 )

Le Monde montrait, par ailleurs, dans un article du 4 avril (http://www.lemonde.fr/economie/) qu’entre « les réseaux de pharmacies intégrées type Alliance Boots (Grande-Bretagne) qui mènent un implacable lobbying à Bruxelles pour contraindre la France à faire sauter le verrou du monopole officinal (un homme - une pharmacie) et les grands distributeurs qui aimeraient partager le gâteau de produits médicamenteux à marge élevée, l’avenir corporatif des pharmaciens apparaissait sombre. »


Le quotidien révélait également que près de 20 hypermarchés Carrefour répartis sur la péninsule italienne expérimentent depuis 2006 la distribution de médicaments sans prescription. "Cette phase de test, commencée en 2006, nous a apporté un excellent retour d’expérience", fait savoir Carrefour.

Aujourd’hui l’automedication avance à grands pas, à en juger par le "boom" des marques telles qu’Actifed, Fluocaril, Nurofen, Oscillococcinum, ou Strepsil. Les dirigeants de la grande distribution veulent saisir l’opportunité offerte...

Internet a sans doute beaucoup contribué à la modification d’un comportement, qualifié d’autonomie risquée par les uns et de maturité par les autres.

Si l’on se réfère a ce que l’on pouvait lire en 2003 et 2005 sur divers sites tels que Medisite ou le Journal du net, la publicité des médicaments sur Internet ( en dehors de celle destinée aux professionnels de santé), la vente de médicaments en France par des officines virtuelles, l’achat de médicaments sur des sites situés à l’étranger, la qualité et la traçabilité du produit, suscitaient de nombreuses questions économiques et juridiques ( http://www.medisite.fr/medisite/La-vente-et-le-publicite-des.html) ( http://www.journaldunet.com/juridique/juridique031125.shtml ).

Aujourd’hui le succés d’un Homeophyto.com ( http://www.homeophyto.com/ ) est l’illustration d’un changement : ce sont les internautes qui se font prescrire par leur praticien les traitements vus sur le site.

E.T.