O.G.M.

Qui sème ...

  • noter cet article

jeudi 17 avril 2008, par veille


Au commencement était l‘A.D.N.… Les premiers OGM, des bactéries transgéniques, ont été crées au cours des années 1970. Le résultat, obtenu par transgénèse est le fruit du travail de l’équipe de l’américain Paul Berg en 1972. Il réussit l’intégration d’un fragment d’ADN du virus SV40 dans le génome d’une bactérie. En 1978 les OGM sont utilisés dans le cadre de travaux sur l’insuline…

Dans la tourmente actuelle ce petit rappel historique n’est pas inutile…Tout le monde s’accordera pour reconnaître que nous sommes pris dans un tourbillon médiatique, sur lequel on imaginerait volontiers en illustration sonore le thème principal de l’Apprenti Sorcier… Au générique, une secrétaire d’état, des syndicats d’agriculteurs, une multinationale, une chaîne publique, un institut de recherche, sans oublier l’État…Et comme tout va trop vite , on n’en retiendra que quelques initiales et des diminutifs..

Dernier épisode en date : l’affaire N.K.M comprenez Nathalie Kosciusko - Morizet . Le sondage IFOP/JDD du 13 avril 2008 montre qu’une large majorité des Français soutiendrait la secrétaire d’État chargée de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, dans ses prises de position sur les O G M, souvent plus restrictives que celles de sa propre majorité, et désapprouverait la sanction que lui a infligée le Premier ministre François Fillon. Selon cette enquête, « 78% des Français pensent qu’elle "a eu raison" de défendre des positions, jugées trop proches par les députés UMP de celles des anti-OGM, alors que seuls 16% pensent qu’elle "a eu tort". Six pour-cent ne se prononcent pas. » http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200815/fillon-il-fallait-marquer-le-coup_110088.html

I N R A (Institut National de la Recherche Agronomique) Voici l’avis de l’Inra sur les essais OGM en milieu non confiné « Tous les essais OGM ne sont pas équivalents. Le type de finalités permet de distinguer les différentes catégories d’essai de façon à répondre plus facilement aux questions de la société. Cette classification selon la finalité permet de resituer les demandes d’autorisation de dissémination par rapport à la production de biens publics et/ou de biens privés ; de spécifier les conditions de mise en débat. En tout état de cause, les principes suivis, les précautions prises doivent suivre dans les deux types d’essais les mêmes degrés d’exigence. Dans cette perspective, l’Inra propose de retenir la partition suivante en deux ordres :

les essais de premier ordre ou de compréhension et de validation, que ce soit d’un phénomène biologique, du risque, du fonctionnement dans un système agronomique, d’une stratégie de recherche pour valider l’efficacité d’une construction génétique ou des protocoles expérimentaux suivis, d’une méthodologie d’évaluation des risques ou des bénéfices, les essais de compréhension sont nécessaires pour son activité d’organisme public de recherche finalisée ; ils doivent suivre les principes de précaution, parcimonie et transparence ; ils sont porteurs du bien public et doivent être partagés et régulés socialement éventuellement a priori sur l’initiative du responsable de l’essai, systématiquement a posteriori par un débat d’opinion

les essais de deuxième ordre ou de vérification de l’adéquation à une réglementation ou aux règles d’un marché, de l’efficience en terme de comparaisons de performances agronomiques ou biochimiques au titre de l’autorisation de dissémination, de l’inscription au catalogue, ou de l’obtention d’un certificat d’obtention végétale (COV) . les essais de vérification semblent être tout aussi nécessaires pour d’autres secteurs et finalités ; ils sont soumis au même degré d’exigence et de précaution que les essais de compréhension ; l’Inra est prêt à apporter son appui à toute organisation d’analyse agro - économique globale et comparée sur les coûts et bénéfices de certains types d’innovations.

http://www.inra.fr/la_science_et_vous/

La F n s e a (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles)

Les agriculteurs côté pile : la fédération en appelle à l’état...

« S’il est plus que jamais indispensable que la Puissance Publique joue son rôle de régulateur et traduise, quand il le faut, l’intérêt et la solidarité nationale, elle ne peut exonérer notre propre responsabilité d’agriculteurs ni celle de nos filières agro- alimentaires. Les marchés conditionnent notre revenu et notre pérennité d’entreprises. Si nous ne prenons pas les choses en main, personne ne le fera » Ce moment est particulièrement important car, au-delà de la transcription d’une directive européenne, c’est bien de l’avenir de l’agriculture française dont on va parler.

« La FNSEA milite depuis longtemps pour qu’une loi encadre l’utilisation et la production d’OGM »…« A l’Assemblée nationale les députés vont débattre d’un sujet majeur : favoriser ou non la recherche scientifique pour une agriculture performante et compétitive. Bien sûr, beaucoup de précautions sont à prendre et à envisager, c’est aux scientifiques de nous éclairer là-dessus et aux politiques de décider. Plus loin, on va directement parler de démocratie... Va-t-on laisser encore longtemps des groupuscules, parfois violents, décider de la politique de la nation ? Les faucheurs d’OGM, destructeurs de travaux de recherche sont les rois des coups médiatiques mais nous, nous préférons les gestes démocratiques et citoyens.

La loi ne va pas régler tous les problèmes mais elle va donner le cadre législatif nécessaire aux évolutions biotechnologiques. La FNSEA espère que les députés feront preuve de bon sens, celui de l’intérêt de la France. »

http://www.fnsea.fr/sites/webfnsea/actu/editos/2008/edito13.aspx

La CONF’

Les Agriculteurs côté face : la Confédération Paysanne

"Les OGM ne sont pas une solution au problème de la faim dans le monde, comme voudrait le faire croire les industries semencières. Au contraire, par le système de brevetage des semences, ils maintiennent les paysans dans une dépendance économique, en les obligeant à racheter chaque année les semences. D’un point de vue environnemental, les OGM participent à l’appauvrissement de la biodiversité et sont le reflet de d’une agriculture industrielle. Les conséquences sur l’environnement (la contamination génétique) et les risques potentiels sur la santé (encore mal connus du fait du manque d’études sur le sujet) sont trop sérieux pour qu’on laisse les industries semencières s’approprier notre environnement, notre agriculture et le futur de notre alimentation"

http://www.confederationpaysanne.fr/

OGM.GOUV

Tout ce que vous avez voulu savoir sur les OGM …. « Les Français se posent de nombreuses questions sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Ce site interministériel répond aux interrogations les plus fréquentes, reprises ci-dessous. L’internaute peut approfondir ses connaissances en consultant les fiches thématiques, les dossiers sur la réglementation, les expérimentations en cours ou à venir, et la mise sur le marché européen. »

http://www.ogm.gouv.fr/

OGM & TV

L’enquête de Marie Monique Robin (une journaliste française, qui a obtenu le Prix Albert Londres en 1995 pour Voleurs d’Yeux.) est à l’origine d’un livre, puis d’un film que l’on a pu récemment découvrir sur la Chaîne ARTE. Le monde selon Monsanto se veut un réquisitoire implacable contre la multinationale : « Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle. Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé des procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd’hui comme une entreprise des « sciences de la vie » convertie aux vertus du développement durable. » On retrouve un grand nombre d’informations, sur les sites mentionnés ci-après.

http://whttp://www.arte.tv/fr/recherche/1912816.html & ww.combat-monsanto.org/

Mon 810

Monsanto bien évidemment communique sur le sujet et on pourra retrouver sur le net ce document qui fait suite à un courrier ministériel

« Par courrier reçu par Monsanto le 18 janvier, le Directeur de Cabinet du Ministère de l’Agriculture a informé Monsanto de l’intention du gouvernement de suspendre la culture de maïs biotechnologique MON810 suite aux allégations contenues dans l’Avis du Comité de préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM rendu le 11 janvier dernier. A réception de ce courrier, Monsanto disposait d’un délai de 15 jours ouvrés pour transmettre ses observations au Ministère, ce que notre société a fait par courrier daté du 30 janvier. Dans un esprit de transparence, Monsanto publie aujourd’hui sur son site Internet les éléments de réponse envoyés au Ministère. Vous trouverez donc en lien les documents suivants :

- la lettre générale exposant la position de notre entreprise, tant sur le plan juridique (l’intention du gouvernement d’activer la clause de sauvegarde européenne) que sur le plan scientifique (les allégations contenues dans l’Avis du Comité de préfiguration de la Haute Autorité)
- l’argumentation scientifique détaillée de Monsanto en réponse aux questions soulevées dans l’Avis du Comité de préfiguration de la Haute Autorité » http://www.monsanto.fr/environ/solution/index.html#

De la difficulté de faire le bon choix et de resister à la tentation...

Adam répondit à Dieu :"La femme que tu as mise près de moi c’est elle qui m’a donné la pomme"

Eve répondit à Dieu :"Le serpent m’a entrainée et j’ai mangé la pomme"

La génèse Chapitre III

Et tous deux pensèrent :"si nous n’avions pas croqué la pomme...On aurait une Génèse Modifiée"

E.T.