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La réforme de l’Etat, c’est parti.....

Marions-nous, marions-nous.......

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dimanche 13 avril 2008, par Jean-Claude Cohen


Ca y est, petit à petit, les annonces sont faites, reprises et commentées dans la presse, les circulaires arrivent, et les mouvements s’amorcent dans les services. DDAF et DDE, d’un côté, Services Fiscaux et Trésoreries Générales, d’un autre côté, DIREN-DRIRE-DRE enfin..... Les fusions et mariages forcés se dessinent.

Bien sûr, on avait mis en place des groupes de travail, ici ou là, pour commencer à dégrossir le terrain. Mais on attendait les annonces des décisions issues de la RGPP (Revue Générale des Politiques Publiques), sur lesquelles les rumeurs les plus contradictoires circulaient.

Donc, dans l’incertitude -par exemple sur l’abandon de telle ou telle mission, ou sur le positionnement des services déconcentrés par rapport au Préfet-, on préférait attendre un peu, quitte à devoir accélérer ensuite, une fois les clarifications obtenues.

Une fois les éléctions municipales et cantonales passées, le CMPP du 4 avril 2008 a bien publié 160 et quelques mesures pour la réforme de l’Etat, mais il faut bien reconnaître que sur certains points-clé, il demeure encore des incertitudes, ou des ambiguités, par exemple sur "des dispositifs resserrés pour l’administration de l’Etat dans certains départements"....

Nous n’irons pas jusqu’à écrire que la montagne a accouché d’une souris, mais on aurait pu attendre des choix plus clairs, notamment pour permettre aux services en instance de fusion de le faire avec toute l’information souhaitable.

Ca n’est déjà pas si simple de marier des cultures, de refondre des organigrammes, de reformuler des stratégies partagées, et de plus avec des échéances rapprochées.

Mais, dès lors que subsistent encore de telles incertitudes sur son périmètre et son positionnement, l’exercice consistant à mobiliser les agents et les cadres autour de la construction et de l’élaboration de l’organisation et de la stratégie du futur service devient une réelle prouesse.

Il y faudra une réelle maîtrise du management, un noyau de (jeunes) cadres qui en veulent, beaucoup de travail, et quelques miracles.

A ce prix, espérons que ces mariages forcés ne resteront pas des mariages blancs.

JCC