Accueil » Centre de ressources » Veille » Veille sur les administrations publiques en France » Réhabiliter la politique de long terme pour construire (...)

Réhabiliter la politique de long terme pour construire les villes du futur

Rapport de J-P Sueur de prospective sur la Ville

  • noter cet article

dimanche 19 juin 2011, par jean claude cohen


Jean-Pierre Sueur (Soc, Loiret) a présenté à la presse son rapport de prospective sur les Villes du futur : un travail qui veut replacer l’urbanisme dans le long terme et trace 25 grands enjeux communs aux villes du monde.

Je pense que le rôle des politiques est aussi de réfléchir au moyen et au long terme : quelle ville voulons nous pour nos enfants, nos petits enfants ?

Outre le fait qu’il se démarque des travaux législatifs courants et emprunte une trajectoire prospective, marque de fabrique de la délégation présidée par Joël Bourdin (UMP, Eure), ce rapport s’est construit dans l’ouverture avec la collaboration de 5 jeunes universitaires, spécialistes du fait urbain, qui signent chacun plusieurs monographies de villes du monde en prises avec les enjeux tracés dans la première partie du rapport.

Mais sur ce sujet on ne pouvait pas rester sur la conception hexagonale.

Méthode ambitieuse et originale pour un rapport qui éclaire des problématiques bien connues de tous (mixité sociale et fonctionnelle des villes, défi de l’étalement urbain, construction durable, gouvernance démocratique des zones urbaines etc.) par les grandes tendances urbaines mondiales à l’horizon 2030 et au delà.

Le rapport est également marqué par une volonté forte de casser les préjugés vis-à-vis de l’urbain et des politiques de la ville.

Un constat qui interroge l’étalement urbain et la généralisation du pavillon, symbole ultime d’un « pays de propriétaires ».

La ville c’est aussi de l’histoire en mouvement, regardez d’où partent les mouvements de contestation au Moyen-Orient mais aussi en Espagne, en Grèce : des places, des villes !

Au coeur du rapport, la recherche d’harmonie entre les évolutions démographiques mondiales, les flux de migration vers les centres urbains -65 % de la population mondiale vivra dans les villes en 2025- et la nécessaire durabilité de la vie urbaine au sein de ces « nappes » dont l’étalement indompté ne peut, nulle part, être une solution.

La question du financement initial se pose à chaque projet » témoigne le sénateur, qui récuse l’idée un modèle unique en matière de financement : « en France, il y a un grand intérêt pour les partenariats publics-privés (PPP).